UNE RENCONTRE DÉTERMINANTE
Par Cathy AMAR - ABISROR
Comment j’ai vécu le DEJJ
J’ai 14 ans lorsque je fais la rencontre de ce mouvement de jeunesse en colonie de vacances, à Levens, durant l’été́ 1964/65).
Dès les premiers jours, je suis frappée par la richesse des activités proposées, mais aussi par l’empathie et la compétence des animateurs.
Je me sens immédiatement en confiance et tisse des liens forts avec des jeunes de mon âge, que je garderai comme amis pour la vie.
Dans ce cadre bienveillant, j’y trouve des personnes qui m’encouragent et me valorisent, ce qui compense un milieu familial plutôt défaillant.
Lorsque l’été́ s’achève, je rentre chez moi le cœur serré de quitter mes nouveaux amis qui m’ont apporté́ tant de chaleur durant ce séjour.
Cette expérience me montre des chemins insoupçonnés et m’ouvre de nouvelles perspectives pour l’avenir.
Portée par cet élan positif, je m’engage, en qualité́ d’animatrice, au sein de groupes locaux du DEJJ Paris-Banlieue.
À 16 ans, on me propose une formation de monitrice, à la Tour de Marre (été́ 1966/67). J’y fais de belles rencontres comme Richard Cohen, Liliane et Joëlle, Katie Benlolo, Yves et Gérardine Rouas, Gisèle et Popy Corcos, Jacques Rozen, Edmond Lamy, Richard Oukrat, Nadine et Raymond Darmon, Dov Djaoui, Simone Benhamou, Rosilio, etc, et je bénéficie de l’enseignement d’éducateur d’une grande qualité́.
Auprès d’eux, j’apprends à développer mes compétences pédagogiques - valoriser, encourager, responsabiliser -, à travailler en équipe, à instaurer un climat de confiance, à faire preuve de patience et d’écoute et, surtout, à m’adapter à̀ toute situation.
À une époque où la jeunesse juive était en perte de repères, le DEJJ a pu nous offrir un cadre à la fois ferme et bienveillant où chacun pouvait s’exprimer, être entendu et prendre des initiatives.
Il n’est pas nécessaire de citer des noms car tous les responsables du DEJJ partageaient la même vision éducative et œuvraient dans un même sens.
Leur ambition consistait à̀ donner à la jeunesse, juive en particulier, les moyens de s’épanouir dans les meilleures conditions, afin qu’elle devienne une génération d’adultes porteuse de valeurs humaines authentiques.
Aujourd’hui encore, je mesure combien cette expérience a façonné́ ma vision de l’engagement et de la transmission.
Conclusion
Le DEJJ n’a pas seulement marqué mon adolescence, il a contribué́ à faire de moi l’adulte que je suis devenue.
Je souhaite bonne chance à la nouvelle génération d’encadrants qui saura faire perdurer les valeurs du DEJJ dans un contexte social extrêmement sensible.
Cathy AMAR -ABISROR
DEJJ Paris
Au service de Rikki
Ashdod Octobre 2025