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MES ANNÉES DEJJ : UNE EMPREINTE POUR LA VIE Par Nicole Okra — La Saga
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MES ANNÉES DEJJ : UNE EMPREINTE POUR LA VIE Par Nicole Okra

👤 Mady ELALOUF 📍 Paris 🏷️ Centres de vacances 🎗️ JAC 📅 2026

MES ANNÉES DEJJ : UNE EMPREINTE POUR LA VIE

Par Nicole OKRA

Comment seulement « 3 années de DEJJ » à l’adolescence structurent, vivifient et déterminent un parcours de vie ?
En 1965, j’avais juste 15 ans. Arrivée d’Alger à Paris avec la grande vague de 1962, j’ai découvert avec bonheur et enthousiasme une seconde maison et une grande famille chaleureuse.

Je suis particulièrement reconnaissante envers Mady Elalouf : avec son sourire chaleureux elle a su mettre en confiance et persuader mes parents de me laisser partir à mon premier camp de vacances, ... d’abord juste quelques jours en région parisienne à Champtretots (novembre 1965) : je me souviens de Dov Djaoui avec sa guitare, d’Yves Rouas, de Gisèle Khalifa, Max Azria, Maxou, et des animateurs ...Jacky Tordjman, Daniel Pomponne, Jacky Lachkar ...

Et grâce à̀ Mady qui trouvait les bonnes paroles auprès des parents, j’intégrais la JAC avec ma cousine Michelle Bensaid.

Pendant l’année scolaire, le 19 bd Poissonnière était investi plusieurs fois par semaine: outre les Oneg Chabbat et les sorties du dimanche, il y avait plein d’occasions pour se retrouver - Pourim dans la grande salle du centre communautaire, la mobilisation pour les juifs d’URSS, la collecte pour Israël auprès des commerçants parisiens pendant la guerre en juin 67 - et même quand il n’y avait pas d’occasion particulière, le lieu nous attirait comme un aimant; cet immeuble de plusieurs étages sur les Grands Boulevards parisiens bouillonnait de vie et de jeunesse, on y croisait les Pionniers, les Redef et bien sûr une militante incontournable Rikki... on circulait dans tous les étages, dans les petites et les grandes salles, on apprenait la solidarité́, l’autonomie, la responsabilité́ et notre notre identité́ juive se fortifiait.
Surprenant, mais c’est là que j’ai découvert le monde ashkénaze (mais oui!) avec les jeunes du lycée Turgot qui habitaient à proximité́ autour de la « République » venant à la rencontre d’un certain exotisme décontracté́ et bon enfant qui débarquait du nord de l’Afrique: Jacques et Dédé́ Rosen, Michel Herzlikowicz, William Fried, Michel Fulop, Maurice Grougnet, Alain Kuropatwa, Michel Kreplak, Max Guenine, Marc Lewkowicz... Jacques Naturkrejtzal et Michel Herzlikowiczzal sont restés des « frères » pour moi , hélas tous deux trop tôt disparus.
Les séfarades étaient majoritaires bien sûr: David Dahan, David Tuil, Estelle Berrebi, Joëlle Hamou, Liliane Dadi, Sonia Assous, Evelyne Bensaid et bien d’autres, je ne peux citer tous ceux avec qui j’ai partagé de beaux moments.

Les camps d’été́ étaient des temps forts de rencontre avec les « Provinciaux »: Serge Ankri de Draguignan, Popy de Toulouse, Marcel Charbit de Marseille, René́ Cohen Salmon de Montpellier ... et bien sûr Claude Laloum, Otarie, Autruche, Jean Claude Bensoussan, Norbert Bel Ange....

L’été́ nous partions en car dans le Sud, pour moi ce fut Levens (juillet 1965), La Tour de Mare (juillet 1966 et 1968), avec les jours d’explo où on s’est parfois perdu dans la nature (pas de portable, juste la boussole et une carte de la région !). L’office du matin sous les arbres, les chants en canon avec Simon Busbib, avec Haïm Shiran (Santiano) et un encadrement attentif Joëlle Khalfa, Radu Alterescu ....

 

Les petites vacances dans l’année, février 1967 à Nevers au Château La Cave, à Nemours au printemps 1967, campant sous des tentes détrempées par l’orage nocturne, mais ça n’entamait pas la joie d’être ensemble.

 

Les camps d’hiver à Boltigen, nous découvrions pour la plupart d’entre nous les sports de neige, (je me suis contentée du patin à glace), mais ce qui m’a le plus marquée c’étaient les enseignements de Manitou et les temps de Chabbat si intenses.

Israël juillet 1967, juste après la guerre des 6 jours, fut une expérience exceptionnelle, nous dormions sous les tentes à Ashkelon et partions découvrir TOUT ISRAEL dans une ambiance électrique et enthousiaste...qu’importe la chaleur dans le bus traversant le Néguev, l’hébergement à Eilat où nous devions nous asperger d’eau pour pouvoir dormir, mais que de rigolades et d’émerveillement ...le summum de l’émotion fut à̀ Jérusalem en arrivant au Kotel qui venait juste d’être conquis....

Je ne peux raconter tout ce voyage, mais dès mon retour à̀ Paris, je suis allée voir Lynclair lui exprimant mon souhait de monter rapidement en Israël : « d’abord passe ton bac et fais tes études, tu décideras ensuite ». Je me revois déçue et désemparée en sortant de son bureau ... 1967, c’était peut-être un peu prématuré́ pour le DEJJ de nous accompagner dans l’Alya. Alors j’ai passé́ le bac, et j’ai fait mes études de médecine et les activités au DEJJ ont cessé́; j’ai construit ma vie familiale et professionnelle à Paris....mais à la retraite je me suis installée en Israël. C’était juste une question de timing ....

Je suis convaincue que ces 3 années au DEJJ, les rencontres que j’y ai faites et ce que j’y ai appris ont structuré mon identité́, mon attention aux autres, et m’ont donné́ une confiance et une force qui ont modelé́ ma vie...

Merci aux initiateurs de ce site qui rend hommage aux fondateurs du DEJJ et merci aussi de raviver de si bons souvenirs. 

Mais qui a créé le jingle 12345 D, 12345 E,12345 J, 12345 J, 12345 DEJJ ??? Ça chante encore dans ma tête ....

Nicole OKRA
Tel Aviv, 3 février 2026.

 

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